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Fièvre Q. Recommandations de prise en charge

La fièvre Q est une zoonose due à la prolifération de Coxiella burnetii. Elle se transmet à l’homme essentiellement par inhalation de particules infectées provenant de troupeaux de caprins, d’ovins et, dans une moindre mesure, de bovins. Chez ces animaux, l’infection se traduit par la survenue d’avortements. Chez l’homme, la fièvre Q aiguë est asymptomatique dans 60 % des cas. Lorsqu’elle se manifeste, il s’agit de syndrome pseudo-grippal, de pneumopathie ou d’hépatite. Elle peut évoluer vers une forme chronique dans 1 à 5 % des cas.

Le Haut Conseil de la santé publique a réalisé un bilan des connaissances disponibles concernant les risques de transmission à partir des élevages excréteurs, de complications pour les femmes enceintes et leurs fœtus, de formes chroniques et les personnes susceptibles d’en développer.

Il émet des recommandations sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des personnes infectées et une conduite à tenir vis-à-vis des personnes exposées.

Le Haut Conseil de la santé publique recommande notamment pour les personnes exposées (professionnels et personnes vivant sous le même toit) dans un élevage en cas de risque avéré pour l’homme, que soit mis en place un circuit d’information entre acteurs de la santé animale, filières professionnelles de l’élevage et services de santé, sécurité au travail ; pour les femmes enceintes, d’éviter les pratiques les plus à risque telles que les mises bas, dans les exploitations dans lesquelles se trouvent un ou des animaux excréteurs.

Concernant le risque de formes chroniques, le HCSP recommande d’identifier soigneusement les facteurs de risque au cours d’une fièvre Q aiguë et de proposer un suivi clinique et sérologique.

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