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Maladie à virus Ebola : Conduite à tenir en cas de résurgence virale

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Date du document : 14/03/2016

Date de mise en ligne : 03/04/2016

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Le virus Ebola se transmet par contact avec le sang ou les fluides biologiques d’un patient infecté et symptomatique, fluides tels que les selles, les vomissures, les urines, la sueur, le sperme… Si la disparition des symptômes chez les survivants est corrélée à la quasi‑disparition du risque de contagion, il peut persister du virus dans quelques fluides biologiques jusqu’à plusieurs mois. Ces fluides « sanctuaires immunologiques » sont principalement les urines, les sécrétions vaginales, le sperme ou le lait maternel.

Le HCSP a pris en compte les données sur la persistance du virus dans les différents fluides biologiques et dans l’environnement, ainsi que sur la fréquence des séquelles observées chez les survivants de la maladie à virus Ebola (MVE) et sur les traitements possibles en cas de résurgence de la maladie.

Il recommande de ne pas modifier la définition de cas et d’intégrer le risque de réactivation tardive, ou de transmission du virus après la guérison clinique, pour la surveillance pérenne des infections, importées ou non, et la déclaration obligatoire. Il rappelle la conduite à tenir en cas de don du sang ou de don d’organe.

Il émet des recommandations sur le suivi clinique et la prévention de la transmission sexuelle chez les survivants de MVE, ainsi que sur les précautions à mettre en place en cas d’actes considérés comme à risque (chirurgie touchant un tissu susceptible de contenir du virus) ou sur les stratégies thérapeutiques.

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