Une expertise pluridisciplinaire au service de la santé publique

Vous êtes ici :

Primaquine à visée « altruiste » et paludisme à Plasmodium falciparum en Guyane

Avis  (235 ko)

Date du document : 13/09/2017

Date de mise en ligne : 30/10/2017

Autres documents portant sur

Maladies transmissibles Guyane Paludisme Plasmodium falciparum Primaquine
Partager

Depuis 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans l’objectif d’élimination du paludisme, recommande le traitement systématique par une dose unique de primaquine de tous les patients atteints de paludisme à Plasmodium falciparum en même temps que le traitement par les composés à base d’artémisinine. Le HCSP propose que cette stratégie soit appliquée en Guyane, comme elle l’est déjà dans les pays limitrophes.

Il recommande que la primaquine soit prescrite à la dose de 0,25 mg par kg, adaptée au poids chez l’enfant de plus d’un an ou de plus de 10 kg.

L’utilisation de la primaquine monodose nécessite :

  • un dépistage préalable d’anémie, quand cela est réalisable ; avec une utilisation différée quand le taux d’hémoglobine est inférieur à 8 g/dL ;
  • un report de prescription quand le patient présente un déficit en G6PD connu ;
  • une information systématique des patients sur le risque de survenue d’une anémie hémolytique, ses symptômes et sur l’importance du suivi ;
  • une proposition de rendez-vous de consultations de suivi.

Le HCSP préconise que les sites d’orpaillage fassent l’objet de mesures spécifiques pour éviter notamment le développement de résistance aux médicaments antipaludiques.

Il recommande qu’un suivi épidémiologique de la mise en œuvre et de l’impact de ces mesures soit réalisé sur tout le territoire de la Guyane.

Veuillez patienter quelques instants...