Une expertise pluridisciplinaire au service de la santé publique
Haut Conseil de la santé publique
Le Haut Conseil de la santé publique vous souhaite une excellente année 2022

Vous êtes ici :

Infections à hantavirus et dons de sang

Les hantavirus sont des virus dont le réservoir naturel est constitué par différentes espèces de rongeurs. L’humain s’infecte principalement par inhalation de poussières contaminées par des déjections (salive, urine, fèces) de ces rongeurs ou plus rarement par morsure ou par voie gastro-intestinale. Le virus Puumala est la principale espèce en cause ; le vecteur zoonotique est constitué par des campagnols. L’infection humaine comporte des formes asymptomatiques, des formes fébriles pures et des formes hémorragiques avec syndrome rénal. Dans les suites d’un début d’épidémie d’infections à virus Puumala dans les départements du Jura et du Doubs en mars-avril 2021, des mesures conservatoires sur les dons du sang (blocage de dons du sang, reports de collectes) ont été mises en place par l’Etablissement français du sang et le Centre de transfusion sanguine des armées dans les territoires incriminés.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été saisi par la DGS afin d’obtenir une expertise sur ces mesures conservatoires.

Après avoir pris en compte, dans le cadre d’une revue de la littérature, l’extrême rareté des transmissions transfusionnelles dues au virus Puumala (2 cas publiés), la non-connaissance d’infections graves avérées par cet agent chez des receveurs de produits du corps humain (PCH), l’absence de mesures d’éviction préconisées en Europe et dans le monde chez les donneurs de PCH infectés par ces agents, y compris dans des zones de forte circulation virale, et l’impact sur l’approvisionnement en PCH si des mesures d’éviction étaient décidées sur une vaste partie du territoire national métropolitain et chez de nombreux voyageurs européens, le HCSP recommande :

  • de ne pas recourir à des évictions de donneurs de PCH dans un contexte d’épidémie à virus Puumala dans le quart nord-est de la France ;
  • de lever la quarantaine des produits sanguins déjà prélevés ;
  • de maintenir une collecte dans la région incriminée par la poussée épidémique.

Un avis à venir du HCSP abordera de façon plus complète les infections à hantavirus et la sécurité pour les dons de PCH en France et dans le monde.

Ce document est actualisé par :

Ce document est complémenté par :

Veuillez patienter quelques instants...