Une expertise pluridisciplinaire au service de la santé publique

Vous êtes ici :

Utilisation de la primaquine en traitement radical contre le paludisme à P. vivax et P. ovale en France

Avis  (2009 ko)

Date du document : 18/05/2018

Date de mise en ligne : 05/07/2018

Groupe de travail

Autres documents portant sur

Maladies transmissibles Prévention Paludisme Plasmodium ovale Plasmodium vivax Primaquine
Partager

Le HCSP a revu son avis de 2008 sur le traitement radical du paludisme à Plasmodium vivax et à Plasmodium ovale par la primaquine, seul médicament disponible dans cette indication, en complément d’un traitement par chloroquine ou dérivé de l’artémisinine.

A partir des recommandations de l’OMS de 2015, du contexte national et des connaissances sur le déficit en G6PD, le HCSP recommande qu’un dépistage quantitatif du G6PD et d’anémie soit systématiquement réalisé avant la prescription de primaquine en traitement radical.

En l’absence de déficit en G6PD, il préconise qu’un traitement par primaquine soit prescrit d’emblée lors d’un accès de paludisme à P. vivax ou P. ovale à la posologie de 0,5 mg/kg/j pendant 14 jours avec une surveillance médicale de l’évolution de l’accès palustre et de la tolérance de la primaquine.

En cas de déficit en G6PD avec une activité inférieure à 30% chez l’homme et intermédiaire (entre 30 et 80%) chez la femme, il recommande que le traitement soit prescrit à la posologie de 0,75 mg/kg/semaine pendant 8 semaines, uniquement s’il existe une possibilité de suivi rapproché du patient ainsi que de transfusion rapide en cas d’anémie aigue.

Il rappelle les contre-indications d’un traitement par primaquine à respecter : déficit en G6PD de variant B connu ou sévère, grossesse, allaitement ou âge inférieur à 6 mois.

Le HCSP préconise le développement de tests rapides de dépistage des déficits en G6PD ainsi que la réalisation d’études thérapeutiques.

Lire aussi :

Read in english

Veuillez patienter quelques instants...