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Conduite à tenir suite à la découverte d’une tuberculose animale à Mycobacterium bovis

Une augmentation des foyers de tuberculose bovine est observée depuis plusieurs années. Dans ce contexte, le HCSP émet des recommandations sur le sujet.

Après la présentation de M. bovis et de ses spécificités par rapport à M. tuberculosis, les manifestations cliniques chez les bovins, l’épidémiologie et l’organisation de la surveillance chez les animaux d’élevage et dans la faune sauvage en France et dans des pays proches sont détaillées.

Différents systèmes permettent de suivre les infections induites chez l’homme au niveau de la France et de l’Europe. La transmission animal-homme se fait par voie aérienne ou digestive (lait non pasteurisé). Par rapport aux infections dues à M. tuberculosis, la clinique se différencie peu (atteinte ganglionnaire plus fréquente) et les outils de diagnostic sont les mêmes.

Le HCSP décrit la conduite à tenir en cas de confirmation de tuberculose animale dans un troupeau par les services vétérinaires. Si un animal est déclaré potentiellement contagieux par les services vétérinaires, une enquête doit être menée par le CLAT afin d’identifier les sujets contacts humains avec une exposition à risque ainsi que ceux travaillant ou vivant sur l’exploitation agricole sans exposition à risque mais présentant des vulnérabilités La prise en charge thérapeutique doit tenir compte de la résistance de M bovis au pyrazinamide.

Le HCSP préconise aussi un renforcement de la coordination des différents services impliqués dans la prise en charge de cette maladie ainsi qu’un travail européen d’harmonisation et de collaboration

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