Une expertise pluridisciplinaire au service de la santé publique
Haut Conseil de la santé publique
Le Haut Conseil de la santé publique vous souhaite une excellente année 2023

Vous êtes ici :

Valeurs repères d’aide à la gestion pour les particules dans l’air intérieur

Les particules de taille inférieure ou égale à 10 µm (PM10) et à 2,5 µm (PM2,5) peuvent être retrouvées dans l’air des locaux du fait de sources intérieures telles que les combustions liées au tabac, à la cuisson des aliments ou au chauffage, de l’utilisation fréquente de l’aspirateur ou de spray, ou encore par transfert de la pollution atmosphérique extérieure.

L’éventail des effets sur la santé de ces particules est large, tant à court terme qu’après des expositions de longue durée, et concerne particulièrement les systèmes respiratoire et cardio-vasculaire.

Afin de prévenir les effets liés à une exposition chronique aux particules, le HCSP recommande dans l’air intérieur des immeubles d’habitation ou des locaux ouverts au public :

  • un objectif cible (moyenne annuelle) de 10 μg/m3 pour les PM2,5 et de 15 μg/m3 pour les PM10 à échéance de 2025, avec des valeurs dégressives immédiatement applicables à des dates intermédiaires définies avec un délai d’engagement des actions correctives fixé à un an après le constat de dépassement ;
  • des valeurs d’action rapide de 50 μg/m3 pour les PM2,5 et 75 μg/m3 pour les PM10 qui doivent déclencher dans les trois mois la mise en œuvre d’actions correctives (identification des sources, abaissement des niveaux de concentration des particules).

Ce travail répond à une saisine de la Direction générale de la santé et s’inscrit dans la suite de l’établissement par l’Anses de valeurs guides de qualité de l’air intérieur pour une série de polluants. La démarche méthodologique générale d’élaboration des valeurs repères suivie par le HCSP (rapport, octobre 2009) intègre, outre les critères sanitaires incorporés dans les valeurs guides de l’Anses, le résultat des valeurs mesurées dans diverses enquêtes et la faisabilité des mesures correctives. Cette démarche a déjà été appliquée pour le benzène, le formaldéhyde, le tétrachloroéthylène, le naphtalène et le trichloroéthylène.

Lire aussi dans les avis et rapports :

Veuillez patienter quelques instants...