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Violence et santé

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Présentation

Le Ministre Jean-François Mattei a demandé au HCSP de mener une réflexion sur les moyens d'améliorer la connaissance et la prévention des phénomènes liés à la violence et de renforcer l'efficacité des politiques de santé publique dans ce domaine.

Dans sa saisine, le Ministre demande au HCSP d'étudier plus particulièrement les conditions d'application des recommandations du récent rapport mondial sur la violence et la santé de l'OMS et d'intégrer dans ses propositions les travaux en cours pour la préparation de la loi d'orientation en santé publique.

Vous pouvez télécharger le diaporama présentant le rapport de l'OMS (fichier zip contenant du MS Powerpoint, 891 ko).

Saisine

Le Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées

République Française

CAB/JFM/AF/VG/Scop D 03002842

Paris, le 19 février 2003

Monsieur le Président,

Le récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé sur la violence et la santé montre qu'aucun pays, aucune collectivité n'est à l'abri de la violence. Parce qu'elle est omniprésente, la violence est souvent considérée comme un aspect inéluctable de la condition humaine, un fait de la vie qu'il faut affronter plutôt que prévenir. C'est pourtant un fléau universel qui détruit le tissu social et menace la vie, la santé et la prospérité de tous.

On considère généralement la violence sous l'angle de la délinquance, relevant à ce titre de la sécurité intérieure. Pourtant, elle doit être tout autant considérée comme une cause de mortalité prématurée, un facteur de risque des maladies mentales les plus fréquentes, une menace pour la cohésion sociale. En effet, lorsqu'on considère l'ensemble des violences qui affectent notre société dans la ville, les familles, les établissements médico-sociaux, les écoles, les transports, les entreprises, sur les routes, on voit se dessiner un phénomène quantitativement inquiétant. Et si l'on prend en compte les conséquences somatiques et psychologiques de l'exposition à la violence, on voit que l'on a affaire à un déterminant majeur de l'état de santé. La lutte contre la violence devient ainsi une priorité de santé publique.

Dans cette perspective, je souhaite que le Haut Comité de la santé publique mène une réflexion sur les moyens d'améliorer la connaissance et la prévention des phénomènes liés à la violence et de renforcer l'efficacité des politiques de santé publique dans ce domaine.

Je souhaite que vous étudiiez plus particulièrement les conditions d'application des recommandations du rapport publié par l'OMS à la situation française et que vos propositions intègrent les travaux en cours pour la préparation de la loi d'orientation en santé publique.

Je vous remercie par avance de bien vouloir me faire parvenir votre rapport au plus tard à la fin du mois de juin 2003.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François MATTEI

Monsieur Roland SAMBUC
Vice-Président du Haut Comité de la santé publique
8, avenue de Ségur
75007 PARIS

Membres

Président

Pierre Guillet

Coordinateur

Marc Duriez, HCSP

Membres

Gérard Badéyan, Secrétariat général du HCSP

Maryvonne Bitaud-Thépaut, HCSP

Jean-François Bloch-Lainé, HCSP

François Bonnaud, HCSP

Antoinette Desportes-Davonneau, Secrétariat général du HCSP

Marc Duriez, Secrétariat général du HCSP

Isabelle Ferrand, HCSP

Jacques Lebas, HCSP

Guy Nicolas, DHOS

Roland Sambuc, HCSP

Emmanuelle Sarlon, Interne de santé publique

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